
Session de formation des notables collinaires dits "BASHINGANTAHE" dans les provinces de Kayanza, Cibitoke, Bubanza, Bujumbura Rural et Muyinga
À côté du système formel de justice représenté par les cours et tribunaux, d’autres mécanismes informels contribuent, sur les collines ou les quartiers, à asseoir la paix sociale par l’arbitrage et la conciliation des parties. Il s’agit principalement, du mécanisme englobant les BASHINGANTAHE (notables) et les élus collinaires ou du quartier. Les BASHINGANTAHE est une institution nouvellement rétablit par décret présidentiel qui revient après plusieurs années dans l’ombre.
Les BASHINGANTAHE jouent ce rôle de régulateur social. Les conflits fonciers et communautaires étaient auparavant réglés par cette institution. Considérés comme des modèles de vertu par la population qui les choisissaient pour leurs qualités humaines (maturité, dignité, sagesse, modestie etc), ils jouaient un rôle clé dans la résolution des conflits locaux et assuraient l’ordre et la paix dans la communauté.
La SPDH, dans son exécution du projet « Contribuer à la consolidation d’un Etat de Droit et la Cohésion sociale à travers le renforcement des mécanismes de la Justice Transitionnelle », a organisé des ateliers de formation dans les provinces de Kayanza, Cibitoke, Bubanza, Bujumbura Rural et Muyinga pour ces notables collinaires dit BASHINGANTAHE.
Ainsi l’objectif de la SPDH pour ces formations était qu’ils aient des connaissances sur les limites légales de leurs missions, et leurs vocations à œuvrer pour la réconciliation et la cohésion sociale sur leurs collines d’intervention ainsi que renforcer leurs capacités sur les modes alternatifs de résolution des conflits. Ainsi, les notables collinaires formés et les lanceurs d’alerte déjà implante dans les communes d’interventions formeront un cadre de collaboration pour mieux servir la communauté.