
Atelier de formation des points focaux et agents psychosociaux dans le cadre de l'élargissement du centre d'écoute et d'orientation.
Dans le cadre de l’exécution du projet «Contribuer à la consolidation d’un Etat de Droit et la Cohésion sociale à travers le renforcement des mécanismes de la Justice Transitionnelle. » en partenariat avec National Endowment for democracy (NED), la SPDH a organisé un atelier de formation de deux jours pour les points focaux de Ruyigi, Bubanza, Cibitoke, Bujumbura Rural et Makamba ainsi que les nouveaux agents psychosociaux (APS). Ces derniers ont été mis en place dans le cadre de l’élargissement du centre d’écoute et d’orientation initié par la SPDH et en vue de l’instauration de l’accompagnement psychosocial des victimes des violations des droits de l’homme.
Le centre d’écoute et d’orientation reçoit des victimes de cas de violations des droits humains qui présentent des troubles de comportement occasionnés par les violences qu’elles ont subies notamment les violences basées sur le genre, les tentatives de meurtre, les tortures, etc. Tous ces cas provoquent chez ces victimes des troubles comportementaux qui nécessitent l’intervention des personnes qualifiées et facilement abordables.
Les personnes qui en sont atteintes se retrouvent souvent livrées à elles-mêmes alors qu’elles sont particulièrement vulnérables. Dans la plupart des cas, l’ampleur des besoins en santé mentale et en soutien psychosocial est telle que les services locaux publics ne sont pas en mesure d’y faire face. La prise en charge des troubles mentaux et psychosociaux est souvent reléguée au second plan, les premiers efforts d’assistance se concentrant généralement sur des problèmes de santé plus immédiats. Très souvent, les personnels de santé non spécialisés n’ont pas de connaissances ni d’expérience en santé mentale et soutien psychosocial.
Les victimes de violences sexuelles, en particulier, sont touchées au plus profond de leur intimité. Toutes ne réagissent pas de la même manière, mais la plupart d’entre elles ont le sentiment qu’elles ne sont plus en sécurité et que ce qu’elles ont subi a profondément ébranlé leur vision d’elles-mêmes et du monde qui les entoure. La période qui suit l’agression est parfois aussi douloureuse et éprouvante que l’agression elle-même.
C’est dans l’optique de contribuer à relever ce défi que la SPDH a formé et mis en place ces Agents de Soutien Psychosocial par province afin de pouvoir faciliter l’accès au traitement psychosocial des victimes.
Légende de la photo: Photo de famille avec les points focaux et agents psychosociaux de Ruyigi Bubanza, Cibitoke, Bujumbura Rural et Makamba